Ba (la mère) et Ba (le fleuve) en bambara pour toute la valeur des mamans

Mis en avant

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Si tu regardes la grandeur de Ba (la mère), et sa prononciation, Ce mot ressemble beaucoup au mot Ba (le fleuve) en bambara. Ces deux mots se prononcent de la même manière et cela pourrait signifier qu’ils ont la même grandeur.

Ba (la mère) est large comme Ba (le fleuve), elle conçoit toujours son enfant, elle le dégoutte jamais. Elle souffre pour lui, à cause de lui, elle conçoit ses fatigues, elle l’entretient, le dirige, et l’apprend les règles sociales. Les souffrances qu’elle fait à cause son enfant sont encore pour elle, une autre forme de joie. C’est pour cela que les vieilles personnes disent en bambara : « même si l’enfant devient un serpent, sa mère l’attache comme ceinture »

Que l’enfant soit bien portant ou maladif, sa mère l’aime, qu’il soit riche ou pauvre, sa mère l’adore plus. Quelque soit la situation de l’enfant, sa mère est avec lui. Elle le conseille, le dirige le moral et le soutien dans les circonstances difficiles. Quelque soit l’âge de l’enfant, quelque soit son niveau d’instruction et son niveau de compréhension du monde,  quand il vient à côté de sa  mère, il se sent dans un fleuve car il apprend toujours des choses qu’il n’avait jamais appris avant.

L’enfant à côté se mère se sent comme s’il se trouve dans un fleuve intarissable en matière de connaissance, de protection, de conseils, de guide, de soutien moral dans toutes les circonstances de la vie.

Alors, le mot ba (mère en bambara) aurait pris sa source sur le mot ba (fleuve en bambara) pour montrer toute la valeur d’une mère?

Nin ye togodala bulogɛri dɔ ka hakilina ye ka ɲɛsin jamanakɔnɔtaa ma, an ka kɔrɔlenkow sira fɛ

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Crédit photo: LE FIGARO

Sɔnin, mɛri mediterane bɛ ɲinin ka jate ka kɛ Farafinna cɛ n’a musow kaburudon ye, minnu b’a ɲinin ka taa jifan dɔ fɛ, o min jatelen bɛ i ko diɲɛ alijinɛ, (tubabula), mɔgɔ minnu jigitigɛlen bɛ taa cogoya ɲinin, cogoya min b’a to u bɛ se k’u ka diɲɛlatigɛ kɛ kɛcogo ɲuman na.

A bɛ waati jan bɔ, o jilatoli ninnu kibaruyaw de bɛ ka diɲɛ lamini kunnafoni diɲɛ telesobaw fɛ. A ye nin kunnafoni in tɔ kalan an ka seko ni dɔnko bulɔgu kan 

Mali: Interview avec Fatoumata Diaby, la battante de Sakolabada à Kéniéba

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Communément appelé « Taxinin » ou « katakatanin », le moto-taxi est aujourd’hui utilisé dans presque toutes les régions du Mali. Il sert de transport en commun dans certaines villes comme à Ségou par exemple  où il tente de supplanter les taxi à cause de son prix abordable, comme souligné dans le blog TOUBABOU A BAMAKO. A Bamako, il est utilisé pour le transport de bagages. Dans certaines zones rurales, des commerçants s’en servent pour aller vendre leurs marchandises de villages en villages. Dans toutes ces activités, Ce sont les hommes qui travaillent avec le « katakatanin », mais le cas de Fatoumata était ma première fois de voir cet engin conduit par une femme.

J’ai rencontré Fatoumata au niveau de Kati le 28 juin 2016 sur son nouveau moto-taxi en partance à Kéniéba sur une distance de 484 kms. Voir une femme au volant d’un engin difficile à conduire même pour les hommes pour la première fois, m’a poussé à découvrir davantage ce que fait Fatoumata avec le moto-taxi et je me suis entretenu avec elle.

Lisez l’interview sur notre blog culturel « Qaund le village se réveille »

 

Les sages Bambara ont vite su l’importance de la langue pour une nation

Et si beaucoup d’entre nous en Afrique avaient vite su l’importance de la langue pour le développement socioculturel, politique, administratif et économique d’une langue pour une Nation? Serions-nous encore à ce point où en longueur de journée, chaque Africain se plaint du sous-développement de notre continent, au même moment où, à cause des langues du colonisateur, certains refusent même de s’exprimer dans nos langues, même s’ils en sont des professeurs.

Ce travail préliminaire de nos sages en matière linguistique ne contribuerait-il pas à la prise de conscience? Kan, le cou en Bambara et kan, la lange en Bambara, ces deux appellations sont les mêmes parce que les sages savaient qu’une fois qu’on retire à quelqu’un sa langue, c’est comme si on l’a pris par le cou et alors il ne peut plus bouger. C’est ça une des raisons de notre sous I développement car nos langues nous ont été retirées.

Lectrices et lecteurs, un autre blog pour vous

DSC_0714Lectrices et lecteurs, merci de votre fidélité sur ce blog, même si les nouveaux articles s’y  font rares maintenant.

Ce n’est pas du tout un abandon, mais un travail culturel parallèle qui prend mon temps sur un autre blog que vous pouvez découvrir ici avec le nom de (quand le village se réveille). Vous pouvez savoir tout à propos de ce projet culturel ici, ainsi des débuts de vidéos culturelles et une gallérie qui vous permet de découvrir la culture malienne en images sur place et par Région.

Je reviendrais bientôt sur le blog fasokan pour vous tenir informé (es) comme avant, mais d’ici là, inscrivez-vous sur ce nouveau blog pour avoir accès sur place, à la richesse culturelle malienne par texte, images et vidéos. Bientôt, il sera également mis à votre disposition, une application android dans ce sens.