Poème en bambara traduit en français : Ton étranger n’est pas encore arrivé


Quand j’étais élève, j’avais une seule idée : décrocher un diplôme, avoir un travail pour satisfaire ma mère pour tout ce qu’elle a fait pour moi et pour la réussite de mes études.
Après m’avoir bien éduqué et soutenu mes études, j’avais comme seul devoir de réussir, surtout dans une société où on attribue l’échec d’un enfant aux mauvaises actions de sa mère. C’est pour cette raison que, même loin de ma mère, tous ses conseils me venaient en tête comme source de motivation pour réussir dans la vie. A l’Ecole secondaire de Bougouni en 1999, couché chez moi en location, je pensais à ma mère avec le souci de la satisfaire et d’être reconnaissant envers elle en réussissant dans la vie. Ce n’était pas facile, pas facile parce que j’ai trouvé la vie carrément différente à l’étranger comme je la croyais quand j’étais auprès d’elle où tout est social.
A 3 heures du matin, ces mots me sont venus à l’esprit et je me suis mis à les écrire.
Alors ça constituait un poème gardé avec moi que je veux partager avec vous aujourd’hui pour dire merci à ma mère. Lui dire merci, mais aussi lui dire que le combat continu, le combat continue toujours en restant tel qu’elle veut que je sois.

L’étranger que tu as préparé
A qui tu as donné protection
A qui tu as montré le chemin
Il n’est pas encore arrivé à destination.
La route est mélangée et obscure
Tu m’as enseigné patience et douceur
Qui peuvent tout vaincre
Tu m’as enseigné la diplomatie
Que cela rend facile la coexistence
Tu m’as enseigné la reconnaissance de vérité
Comme source de justesse
Tu m’as dit de maintenir ma dignité
Comme soutien partout
Tu m’as enseigné la reconnaissance de soi-même
Comme espoir
Tu m’as enseigné la gaieté
Que cela met l’âme à l’aise
Tu m’as enseigné la résignation
Que cela diminue les troubles
Tu m’as enseigné la droiture
Que cela évite l’injustice
Tu m’as enseigné la persévérance
Que cela brise la joug coloniale
Tu m’as enseigné le courage
Que cela peut pousser les collines
Tu m’as retiré l’or
Que cela est source de mésentente
Tu m’as retiré l’argent
Que cela crée le conflit dans l’amitié et dans la collaboration
Ton étranger est égaré
Parce que ta route est délaissée il y a longtemps
C’est devenu une ancienne route qu’on n’emprunte plus
Maintenant, il y a un nouveau chemin
C’est pour cela que les protections que tu m’as données
Sont insuffisantes pour le voyage d’aujourd’hui
Les protections que tu m’as retirées
Sont celles qui servent à quelque chose
Parce que c’est devenu « je ne sais quoi »
Comment alors, moi je vais faire ?
Mais, ce n’est pas grave, maman
Je prends pour espoirs, persévérance et courage
Peut-être que j’arriverais à destination

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13 réflexions au sujet de « Poème en bambara traduit en français : Ton étranger n’est pas encore arrivé »

  1. Euuuuh! Ce n’est pas si mal que ça, mon petit. Mais ne voulais-tu pas dire « joug » à la place de « joue »?

    Il y a quelque talent qui mériterait d’être affiné et exploité. Elève doué, mais peut mieux faire.

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