Le témoignage d’un néo-alphabète sur l’impact de l’alphabétisation en milieu rural


Dans les localités rurales au Mali, beaucoup de personnes n’ont pas la chance de fréquenter l’école, mais ils arrivent à satisfaire leurs besoins avec ce qu’ils ont appris dans leur langue maternelle. Amadou dit Karamoko nous affirme cela dans son témoignage.
Amadou est un paysan dans la commune rurale de Cinzana-Gare. Il n’a pas été à l’école, mais il sait lire, écrire et calculer en bambara et cela lui a beaucoup servi dans le domaine du téléphone et à l’exode rural.
Il nous explique :
untitled « Nous ne pouvons pas dire combien de fois l’alphabétisation est utile chez nous. Nous autres, nous n’avons pas eu la chance d’aller à l’école, mais nous arrivons à nous tirer d’affaire avec ce qu’on a appris dans nos langues.
J’ai suivi pendant deux mois, en 1991, des cours de bambara. Nous avons appris à lire, à écrire et à calculer. Cela m’a vraiment facilité la vie. Cela me permet de noter sur papier tout ce que je ne voulais pas oublier et ça m’a facilité le calcul.
En ce moment, le téléphone n’existait pas. Aujourd’hui, il y a le téléphone partout et certains sont obligés d’avoir recours à des personnes pour consulter leur répertoire quand ils veulent appeler ou pour ajouter des contacts. Je ne fais pas de ce lot parce que j’arrive à écrire les noms et les numéros de tous mes contacts en bambara. Je n’ai aucun problème quand j’ai besoin d’appeler quelqu’un, je sors facilement son numéro et de même, je joue ce rôle pour beaucoup de personnes au village ici.
Quand quelqu’un me demande le numéro d’une autre personne, je consulte mon répertoire et je lui dicte ce numéro. Je fais tout cela en bambara, même les chiffres, je les dicte en bambara.
De même, quand je vais à l’exode rural en Côte d’ Ivoire, je n’ai pas de problème de gérer avec les clients dans le magasin où je travaille. J’écris sur chaque sac, le nom de son propriétaire. Cela m’évite de me tromper ou que les marchandises se perdent. Si je n’avais rien appris, j’aurais toujours recours aux gens pour ces différentes activités. »

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3 réflexions au sujet de « Le témoignage d’un néo-alphabète sur l’impact de l’alphabétisation en milieu rural »

  1. Ismail, i ni sogoma; i ka kènè?
    N’i bè fè ka balikukalan kè, o ka nogo kosèbè.
    I bè ka i adèrèsi elèkitoroniki di ne ma, ne bè i kalan èntèrinèti ka yorojan fè. I b’a faamu kosèbè fana.
    I ni ce

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