Ba (la mère) et Ba (le fleuve) en bambara pour toute la valeur des mamans

1817

Si tu regardes la grandeur de Ba (la mère), et sa prononciation, Ce mot ressemble beaucoup au mot Ba (le fleuve) en bambara. Ces deux mots se prononcent de la même manière et cela pourrait signifier qu’ils ont la même grandeur.

Ba (la mère) est large comme Ba (le fleuve), elle conçoit toujours son enfant, elle le dégoutte jamais. Elle souffre pour lui, à cause de lui, elle conçoit ses fatigues, elle l’entretient, le dirige, et l’apprend les règles sociales. Les souffrances qu’elle fait à cause son enfant sont encore pour elle, une autre forme de joie. C’est pour cela que les vieilles personnes disent en bambara : « même si l’enfant devient un serpent, sa mère l’attache comme ceinture »

Que l’enfant soit bien portant ou maladif, sa mère l’aime, qu’il soit riche ou pauvre, sa mère l’adore plus. Quelque soit la situation de l’enfant, sa mère est avec lui. Elle le conseille, le dirige le moral et le soutien dans les circonstances difficiles. Quelque soit l’âge de l’enfant, quelque soit son niveau d’instruction et son niveau de compréhension du monde,  quand il vient à côté de sa  mère, il se sent dans un fleuve car il apprend toujours des choses qu’il n’avait jamais appris avant.

L’enfant à côté se mère se sent comme s’il se trouve dans un fleuve intarissable en matière de connaissance, de protection, de conseils, de guide, de soutien moral dans toutes les circonstances de la vie.

Alors, le mot ba (mère en bambara) aurait pris sa source sur le mot ba (fleuve en bambara) pour montrer toute la valeur d’une mère?

Poyi : yeelen duganbali

DSCN5023Ne ma fɛn wɛrɛ fɔ, fɔ kalan,

I y’an kalan n’an ka kanw ye,

Hɔrɔnya kɛnɛba kan.

N’u ko balikukalan, ne ko kalan,

N’u ko mɔrikalan, ne ko kalan.

Nansarakalan, kalanjɛ …

Fasoden cɛmanw ni musomanw,

Demisɛnw ni maakɔrɔw,

Kalanbaliya ye dibi ye…

Dibi min ka bon ni su dibifin ye,

Walasa kɛnɛya ka sinsin,

Dunkafa ka sabati,

Jamana in ka diya ntamana ntaman,

Kalan jansa filɛ, wa aw bonya filɛ.

Journée de la langue maternelle: discours de madame le ministre de l’Education Nationale

???????????????????????????????– Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement;

– Messieurs les anciens Ministres ici présents;

-Monsieur le Gouverneur de la Région de Koulikoro ;

– Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Académie Africaine des Langues ;

– Monsieur le Représentant Résident de l’UNESCO au Mali ;

– Monsieur l’Administrateur Général de la Fondation KARANTA ;

– Mesdames, Messieurs les membres du Cabinet, les Directeurs des Services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Education Nationale ;

– Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Malienne pour l’UNESCO ;

– Mesdames, Messieurs les opérateurs et acteurs de l’Education Non Formelle ;

– Monsieur le Préfet du Cercle de Kati ;

– Monsieur le Maire de la Commune Rurale de Siby ;

– Monsieur le Chef de village de Siby ;

– Chers collègues enseignants ; Chers élèves ;

– Chères populations du mandé ;

– Mesdames et Messieurs, chers invités, en vos grades et qualités ;

C’est pour moi un réel plaisir d’être parmi vous ici à Siby, dans la belle cité du mandé, univers de civilisations et de valeurs séculaires. Nous sommes au pays de Kamadjan Kulu et de l’arche de Kamadjan, à quelques kilomètres seulement de la vieille cité de Kangaba, berceau de la légendaire charte du Kurukanfuga. Il convient de rappeler que la ville de Kangaba a été, en 1236, le cadre politique de l’adoption de ce monumental document qui a pacifié le Mandé après l’historique bataille de Kirina. Certes, nous sommes loin de cette époque. Mais les contextes sont semblables et les besoins de pacification sociale sont identiques. Hier comme aujourd’hui, les langues maternelles ont été, sont, et demeurent l’outil principal du dialogue social citoyen. La quête citoyenne de la paix est une préoccupation permanente pour les maliennes et les maliens.

– Mesdames et Messieurs,

Cette année, pour commémorer la Journée de la Langue Maternelle, la communauté internationale a retenu le thème « Langues locales pour la citoyenneté mondiale – zoom sur la science ». Au plan national, nous avons retenu le thème ‘’Investir dans les langues maternelles – facteurs de développement endogène durable’’.

Comme vous le constatez, les deux thèmes ont en commun les concepts de sciences et de développement avec un focus sur  les langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Ce matin, je voudrais partager avec vous, dans cette atmosphère festive, la vision du Président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar KEITA pour qui, il n’y a pas de développement en dehors de nos valeurs de civilisation dont les langues maternelles sont le principal véhicule. C’est là, l’esprit et l’envergure du slogan de campagne du Président de la République, je cite : ‘’l’honneur du Mali d’abord’’. Fin de citation.

Loin d’être un simple slogan, « l’honneur du Mali d’abord »  est une vision politique citoyenne qui nous interpelle tous, par rapport au réarmement moral, psychologique et éthique par nos valeurs sociales. Cette reconquête morale ne peut se réaliser en dehors de nos langues maternelles qui constituent les dépositaires de nos valeurs sociales, de notre conscience individuelle et collective, de notre vision du monde, bref de notre civilisation.

– Mesdames et Messieurs,

Les langues maternelles occupent une place de choix dans le processus de développement de notre pays. Le Mali ne ménage aucun effort pour que nos langues nationales deviennent de véritables outils de développement social, économique, culturel et politique. Nos langues nationales sont, dis-je, les dépositaires de notre patrimoine. Hier, ce sont elles qui nous ont permis de bâtir une société équilibrée. Aujourd’hui, dans les conditions normales, ce sont elles qui devraient nous permettre d’éradiquer l’analphabétisme d’une part, et d’autre part, de briser la chaine du sous-développement. Et demain, ce seront encore elles qui nous permettront d’être au rendez-vous de la science et de la technologie.

C’est donc une évidence que de dire que toutes les opportunités de dialogue, de reconquête et de reconstruction de notre pays passent nécessairement par la valorisation de nos langues nationales.

– Mesdames et Messieurs,

Les anthropologues, les psychologues et surtout les pédagogues sont unanimes que l’utilisation des langues maternelles offre aux citoyens une meilleure chance d’accéder à la science, au développement et de renforcer l’éveil des consciences.

C’est pourquoi, très tôt, dès le lendemain de son accession à la souveraineté nationale et internationale, le Mali a adhéré au concept d’alphabétisation fonctionnelle en 1961 à la conférence d’Addis-Abeba, et en 1965 à celle de Téhéran. C’est ainsi que notre pays a participé, de 1967 à 1972, au Programme Expérimental Mondial  de l’Alphabétisation (PEMA) sous l’égide de l’UNESCO. Convaincues que les défis du développement y sont fortement attachés, les plus hautes autorités du pays ont accordé et continuent d’accorder aux langues maternelles un intérêt tout particulier.

Fort des résultats combien satisfaisants accumulés suite aux multiples expériences, depuis l’année scolaire 1978-79, notre pays a commencé une longue expérimentation des langues maliennes dans le système éducatif formel. En guise de rappel, signalons que l’expérience a d’abord commencé en bamanankan, dans les régions de Ségou (Banankoroni et Zanabougou) et de Koulikoro (Djifina et Kossa).  La qualité des résultats scolaires obtenus a motivé l’extension à d’autres langues.

– Mesdames et Messieurs,

Fidèle à ses engagements politiques et convaincu du rôle cardinal de la langue maternelle dans le processus de développement, le Mali, soucieux de l’équilibre social, a adopté un aménagement linguistique global et intégrateur. C’est dans ce cadre que la Loi n°96-049 a conféré le statut de « langue nationale » à treize 13 d’entre elles. Il s’agit du bamanankan, bomu, bozo, dͻgͻsͻ (dogon), hasanya, fulfulde, mamara (minianka), maninkakan, soninke, soŋay, syenara (sénoufo), tamasheq, xasongaxanŋo (khassonké).

Pour un développement technique et scientifique de nos langues, le Mali a mis en place, en 2012,  la Direction Nationale de l’Education Non Formelle et des Langues Nationales (DNENFLN) et l’Académie Malienne des Langues (AMALAN), nées des acquis de l’ex-Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée (DNAFLA).

L’objectif recherché par la valorisation des langues maternelles est de permettre à celles-ci de contribuer vigoureusement à la lutte contre l’analphabétisme ou l’illettrisme qui sape tous les efforts de développement déployés par les plus hautes autorités à travers différents plans et programmes de développement. En  effet, les autorités de l’époque ont très tôt engagé cette lutte contre l’analphabétisme et le combat entamé continue avec succès. Mais le chemin est entaché d’embûches de tous genres et les défis à relever sont nombreux et variés. Ces défis sont entre autres d’ordre politique, de renforcement des capacités, de recherche-action et de financement. Aussi, le combat pour l’atteinte de la scolarisation universelle et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne peut être gagné que par l’utilisation accrue de nos langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Le message du thème national «investir dans nos langues maternelles – facteur de développement endogène durable » est on ne peut plus clair. Il s’agit d’accroître la part des ressources financières de l’Etat pour permettre aux langues maternelles de jouer pleinement leur mission stratégique de développement. Il s’agit aussi, pour les Collectivités Territoriales, les entreprises privées et la société civile, d’investir dans les langues maternelles en vue d’un développement général, harmonieux et endogène du pays.

Aujourd’hui, dans tous les secteurs de la vie publique on a besoin des langues maternelles pour se développer convenablement et de façon participative et responsable. Qu’il s’agisse de l’éducation nationale, de la promotion de l’enfant, de la femme et de la famille, de la santé publique, de l’assainissement, du transport en commun, du code de la route, du développement rural, de la recherche scientifique, de la décentralisation, de la justice, pour ne citer que ceux-ci, les différents acteurs de ces domaines ne sauraient, au jour d’aujourd’hui, se passer de l’utilisation des langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mes propos sans adresser mes vifs remerciements à toutes celles et tous ceux qui œuvrent  inlassablement pour la promotion des langues maternelles. Je voudrais remercier particulièrement les Partenaires Techniques et Financiers qui investissent dans la promotion de nos langues nationales. Car, il n’y a rien de plus noble que de se sacrifier pour nos langues, socle de notre identité culturelle.

Qu’il me soit permis également, d’adresser un hommage mérité à nos aînés qui se sont battus et continuent de se battre pour la question de nos langues.

Je n’oublie pas les nombreux chercheurs et enseignants grâce à qui nos langues sont devenues matière et médium d’enseignement dans les écoles. Je tiens à les encourager chaleureusement pour le service rendu à la nation.

C’est sur cette note d’espoir que déclare officiellement lancées les activités commémoratives de la Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Vive la Journée Internationale de la Langue Maternelle !

Vivent les langues maternelles du Mali !

Je vous remercie de votre aimable attention !

La Charte des Chasseurs du Mandé

Kamadjan koulou la colline de Kamadjan) à Siby

Kamadjan koulou la colline de Kamadjan) à Siby

Le texte ci-dessous est basé sur la version publiée par Youssouf Tata Cissé dans « La Charte du Mandé et autres traditions du Mali », éditions Albin Michel, 2003. Cette transcription a le grand avantage de n’utiliser aucun caractère phonétique spécial, ce qui rend sa reproduction très facile sur l’ensemble des imprimantes. Le parler utilisé est une forme de malinké (maninka) des textes de griot de la région de Kangaba au Mali.

 Gérard Galtier, (responsable d’édition, auteur d’une thèse sur les parlers mandingues) Email : <gerardgaltier@noos.fr>

1.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

Toute vie humaine est une vie.

Il est vrai qu’une vie apparaît à l’existence avant une autre vie,

Mais une vie n’est pas plus « ancienne »,

Plus respectable qu’une autre vie,

De même qu’une vie ne vaut pas mieux

Qu’une autre vie.

2.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

Toute vie étant une vie,

Tout tort causé à une vie exige réparation.

Par conséquent,

Que nul ne s’en prenne gratuitement à son voisin,

Que nul ne cause du tort à son prochain,

Que nul ne martyrise son semblable.

 3.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

Que chacun veille sur son prochain,

Que chacun vénère ses géniteurs,

Que chacun vénère ses enfants,

Que chacun pourvoie aux besoins

Des membres de sa famille.

4.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

Que chacun veille sur la terre de ses pères.

Par patrie, pays, ou terre des pères,

Il faut entendre aussi et surtout les hommes :

Car tout pays, toute terre qui verrait les

Hommes disparaître de sa surface

Connaîtrait le déclin et la désolation.

5.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

La faim n’est pas une bonne chose,

L’esclavage n’est pas non plus une bonne chose ;

Il n’y a pire calamité que ces choses-là,

Dans ce bas monde.

Tant que nous disposerons du carquois et de l’arc,

La famine ne tuera personne dans le Mandé,

Si d’aventure la famine survient.

La guerre ne détruira plus jamais de village

Pour y prélever des esclaves ;

C’est dire que nul ne placera désormais

Le mors dans la bouche de son semblable

Pour aller le vendre ;

Personne ne sera non plus battu au Mandé,

A fortiori mis à mort,

Parce qu’il est fils d’esclave.

6.

Les enfants de Sanéné et Kontron déclarent :

L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour,

« D’un mur à l’autre »,

D’une frontière à l’autre du Mandé ;

Les razzias sont bannies

A compter de ce jour au Mandé ;

Les tourments nés de ces horreurs

Disparaîtront à partir de ce jour au Mandé.

Quelle horreur que la famine !

Un affamé ignore

Toute pudeur, toute retenue.

Quelle souffrance épouvantable

Pour l’esclave et l’affamé,

Surtout lorsqu’ils ne disposent

D’aucun recours.

L’esclave est dépouillé

De sa dignité partout dans le monde.

7.

Les gens d’autrefois nous disent :

« L’homme en tant qu’individu

Fait d’os et de chair

De moelle et de nerfs,

De peau recouverte de poils et de cheveux

Se nourrit d’aliments et de boissons ;

Mais son âme, son esprit vit de trois choses :

Voir ce qu’il a envie de voir,

Dire ce qu’il a envie de dire,

Et faire ce qu’il a envie de faire.

Si une seule de ces choses

Venait à manquer à l’âme,

Elle en souffrirait,

Et s’étiolerait sûrement. »

En conséquence, les enfants

De Sanéné et Kontron déclarent :

Chacun dispose désormais de sa personne,

Chacun est libre de ses actes,

Dans le respect des « interdits »,

Par la loi de sa patrie.

Tel est le Serment du Mandé

A l’adresse des oreilles du monde tout entier.

Manden Donsolu Kalikan

Kamajan kulu, Siby

Kamajan kulu, Siby

Texte bilingue malinké-français recueilli par Youssouf Tata Cissé, retranscrit par Gérard Galtier (gerardgaltier at noos.fr), suivi de la traduction française

Note sur la retranscription du « Manden Kalikan (Charte des Chasseurs du Mandé)

Le texte ci-dessous est basé sur la version publiée par Youssouf Tata Cissé dans « La Charte du Mandé et autres traditions du Mali », éditions Albin Michel, 2003. Cette transcription a le grand avantage de n’utiliser aucun caractère phonétique spécial, ce qui rend sa reproduction très facile sur l’ensemble des imprimantes. Le parler utilisé est une forme de malinké (maninka) des textes de griot de la région de Kangaba au Mali.

Gérard Galtier, (Responsable d’édition, auteur d’une thèse sur les parlers mandingues) Email : <gerardgaltier at noos.fr>

Manden sigila bèèn ni kanu le kan, ani hòrònya ni badenya.

O kòrò le ko siyawoloma te Manden tugun.

An ka kèlè kòrò dò filè nin di.

O la sa, Sanènè ni Kòntròn dennu be na u kan bò

dunya faan tan-ni-fila ma,

Manden bèè ladèlen tògò la.

1.

Donsolu ko :

Ko nî bèè : nî ;

Ko tonya koni don, ko nî be bò fònyò na nî nya,

Ko nka nî man kòrò ni nî di,

Ko nî man fisa ni nî di.

2.

Donsolu ko :

Nî bèè, nî ;

Nî tòòrò sarabali te.

O la sa,

Ko mògò si kana bila i sigi-nyògòn na,

Ko mògò kana i mògò nyògòn nî matòòrò,

Ko mògò kana i mògò nyògòn lajaba.

3.

Donsolu ko :

Ko bèè k’i jaan to i mògò nyògònnu na,

Ko bèè k’i bangebagalu bato,

Ko bèè k’i dennu lamò a nya ma,

Ko bèè k’i la lumògòlu ladon.

4.

Donsolu ko :

Ko bèè k’i jaan to i faso la ;

Ko n’i nò a mèn ko faso, n’o ye jamana di,

Ko mògòlu ko don,

Ko ni mògò banna jamana wo jamana kò kan,

Ko o jamana wo dugukolo yèrè be nyanafin.

5.

Donsolu ko :

Ko kòngò man nyi,

Ko jònya man nyi ;

Ko kòngò ni jònya nyògòn ko jugu te,

Dunya-so yan.

Ko ka ton ni kala to annu bolo,

Ko kòngò te mògò faga tugun, Manden,

Ni jaa kèra nafèn di ;

Ko kèlè te dugu ti tugun, Manden,

Ka a jòòn bò ;

Ko nègè te don mògò da rò tugun, Manden

Ka wa a feere ;

Ko mògò te bugò tugun, Manden,

Sanko k’a faga,

K’i ye jòòn-den di.

 6

Donsolu ko :

Ko jònya si lasala bi,

Manden dènèn n’a dènèn ;

Ko binkanni dabilala bi, Manden,

Ko nyani jugu banna bi, Manden.

Kòngò man nyi,

Malo te kòngòtò la ;

Nyani man nyi,

Jò-yòrò te nyanibagatò la ;

Danbe te jòòn na

Dunya yòrò si.

7

Fòlò mògòlu ko :

Ko mògònin-fin yèrè-kun,

A kolo n’a buu

A sèmè n’a fasa,

A golo n’a fari kan si,

Ko olu be balo suman ni ji le la ;

Ko nka k’a nî be balo fèn saba la :

Sago na mògò ye,

Sago na kuma fò,

Ani sago na ko kè ;

Ko ni nin fèn saba dò ye nî majè,

Ko nî be tòòrò,

Ko nî be tyòòlò.

O la sa, donsolu ko :

Ko bèè wasa b’i yèrè rò,

N’a ma kè i faso tana tinya di ;

Ko bèè ta ye i sòròfèn di.

Manden kalikan filè nin di,

Ka a da dunya bèè ladèlen tolo kan.

Nouvelles Technologies de l’Information et de la communication : la langue bambara bien outillée

photo (14)Des chercheurs linguistes, des informaticiens, des ONGs et des amateurs volontaires ont toujours été à pied d’œuvre pour développer, outiller et promouvoir les langues Africaine en termes de caractères et de terminologie. Les mêmes efforts sont toujours déployés en faveur de la nos dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Aujourd’hui, certaines des langues africaines dont le bambara, font leur apparition en ligne sur Internet en matière d’information, de communication et de partage d’expérience avec le bloging et les réseaux sociaux…

Taper en bambara sur l’ordinateur

On ne peut sans doute parler de la promotion d’une langue dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication sans la possibilité d’écrire sur un ordinateur dans cette langue. La plupart dans langues africaine comme le bambara ont des caractères spéciaux qu’on ne retrouve pas sur le clavier ordinaire de l’ordinateur. Les différents efforts déployés dans ce sens ont permis de résoudre ce problème. Aujourd’hui, plusieurs logiciels permettant d’avoir un clavier adapté aux langues africaines comme pour Windows et pour Mac OSX  sont crées et sont téléchargeables en ligne. D’autres logiciels très faciles à installer sont également disponibles sur des clés USB. Ces logiciels permettent de travailler facilement  en bambara sur un ordinateur comme dans les « langues développées. »

Un vérificateur orthographique en bambara

Comme beaucoup d’autres langues, le bambara est également doté de règles orthographiques, grammaticales et structurelles. Cela sous-entend que bien écrire en bambara nécessite le respect de ces règles. La maîtrise des différentes règles d’une langue n’épargne pas de faire des fautes, des erreurs ou des confusions quand on les écrit soit par inattention ou par oubli. Pour résoudre ce problème, même si ce n’est pas totalement complet comme dit l’auteur, voici un vérificateur orthographique  (ici pour Open Office, Libre Office, Néo Office…) et (ici  pour Firefox (navigateur web) et Thunderbird (email)  mis à notre disposition par un grand un grand chercheur français en bambara, un amoureux de cette langue. Vous trouverez dans cet article, tous les détails par rapport à l’installation, à la compatibilité et à  l’exploitation de ce vérificateur d’orthographe, bien éclairci par l’auteur Jean Jacques Meric.

Dictionnaire Français/Bambara

Un dictionnaire en Français-bambara en ligne ou instalable, aiderait et faciliterait les activités avec le bambara. Voici ici un exemple dont peut se servir pour l’exploitation de ce vérificateur orthographique.

Peut-on bloguer en bambara ?  

La question ne se pose plus ! On est formé à l’écriture et la lecture du bambara, on sait utiliser l’ordinateur, on a des notions du bloging et on a une connexion Internet à disposition, alors rien ne nous entrave encore de bloguer en bambara  comme dans toutes autres langues. Ces différents outils ci-dessus cités, permettent, même à ceux dont la langue maternelle n’est pas bambara, de bien travailler et de bloguer dans cette langue sur Internet. Alors, essayez !

Les réseaux sociaux et le bambara

Comme le bloging en bambara, il est également très facile de s’exprimer sur les réseaux sociaux quand on a les notions dans ce domaine. Aujourd’hui Nous ne sommes pas  étonnés de voir des messages passer sur Facebook et twitter comme ici sur le compte @Fasokan:

An ka dɔnkilidalaw jɔyɔrɔba bɛ nin ko in na bawo jeliw de tun bɛ kɛlɛcɛw bila sira fɔlɔ #can2010 #bambara #Mali

J’espère que cela ne suffit pas. Il va falloir chercher un moyen d’avoir des plateforme de blogs et de réseaux sociaux les données en bambara. Ainsi, même ceux qui ne parlent pas d’autres langues que le bambara, pourront s’épanouir avec leur langue maternelle en ligne.