Farafinna ni Faransi ka lajɛba Mali kɔnɔ

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Le logo du sommet

Ɲinɛ san 2017, o bɛ bɛn Faransi ni farafinna ka lajɛba tako 27 nan ma. O bɛ kɛ Mali faaba kɔnɔ. Jamana kuntigi 25 ka kan ka na ɲɔgɔn kunbɛn yan, ka hakulina falen falen kɛ. O hakilina falen falen ninnu bɛ kɛ ka ɲɛsin lakana sabaliti, sɔrɔyiriwasiraw, Kalanko, ani fɛn fɛn n’o de bɛ hadamadenya sabati ka laafiya sabati jamanakɔnɔdenw ye.

O lajɛba in kama, Mali Gakɔrɔnama cɛsirilen bɛ walasa o ko ka kɛ ko sabatilen ani kunnawoloko ye. O de kama; sirabaw dilanna; k’u ɲɛgɛn, ka wale caman ta ka ɲɛsin jɛya ni bɛɛsɛya fana ma. O kow kama, jamakulu caman wililen bɛ ka jɔ u sen kan walasa, cogo o cogo la, fiɲɛ foyi kana sɔrɔ nin ko in labɛn fan fɛ. O de la, jamanakuntigi weele caman bila ka ɲɛsin jamanadenw ma, walasa bɛɛ ka nin ko in kɛ i kunkɔrɔko walasa, nin dunanba minnu bɛ na an ka jamana kɔnɔ, olu kana jiginna yɔrɔ foyi sɔrɔ an na yanni u taali cɛ.

Jamanakuntigi 25 bisimilali tɛ konɔgɔn ye, nka, a n’a gɛlɛya bɛɛ, Gakɔrɔnama dabali bɛɛ bila senkan u jatigilako la otɛliw la. Kunnafoniw b’a jira k’a fɔ k’o tɛ sigako ye tugun.

Lakabata fan fɛ, a bɛ kalo caman bɔ sisan, wolomasiritabaw ni polosiw b’u sen kan su ani tile walasa ka lakana lasabati dugu fan bɛɛ fɛ.

Kunnafoni di sira fɛ, dabali camn fana tigɛlen bɛ walasa mɔgɔsi kana to dibi la nin ko in na: Jamna telewisɔnba bɛ k’a ka labɛn sabati walasa k’a ta dunanw cunnina an ka pankurujiginkɛnɛ kan, fɔ ka se baara tɔw ma, u ka se k’o bɛɛ jira jamanakɔnɔdenw na. O kɔfɛ, arajow ni papiye kunnafonidila caman fɔ ka se jamana kɔkan kunnafonidilaw ma, o caman weelelen bɛ nin ko in walasa bɛɛ ka se ka somɔgɔ sama sɔrɔ à ko sen fɛ.

An bɛ dugaw kɛ, Ala k’a ko kɛ ko sabatilen ni kunnawoloko ye. Ala ka kɛ hɛɛrɛ ye Jamana ni jamanadenw ma.

Aw ni ce.

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Journée internationale de l’alphabétisation, édition 2013 au Mali

DSCN1972Chaque année, à l’instar des autres pays, le Mali célèbre le 8 septembre, la Journée Internationale de l’Alphabétisation. La cérémonie du lancement de l’édition 2013 a eu lieu ce vendredi 27 septembre 2013 au Centre de Conférence Internationale de Bamako au Mali, sous la Présidence de Madame le Ministre de l’Education Nationale, Mme Togola Jacqueline Marie Nana. Etaient présents à cette cérémonie,  plusieurs membres du gouvernement et les représentants de l’UNESCO.  Le thème de cette année est : Alphabétisation, facteur de la consolidation de la paix et du processus démocratique.

Le Mali a encore beaucoup à faire dans le domaine du développement de l’alphabétisation et de la promotion de nos langues.

Dans son allocution, Madame le Ministre de l’Education nationale, Mme Togola Jacqueline Marie Nana, est revenue sur les différents sentiers de l’alphabétisation dans les différents domaine dans notre pays avant d’ajouter que malgré ces efforts consentis par le Gouvernement et les partenaires au développement, beaucoup restent à faire car, la majorité de la population malienne restent encore analphabète, surtout les femmes.

Les différentes activités de cette cérémonie ont toutes démontré l’importance de l’alphabétisation dans le domaine sociopolitique et économique de notre pays.

L'assemble instrumental du Mali

L’assemble instrumental du Mali

A travers des chants et danses dans la salle, l’assemble instrumentale, un groupe musical nous rappelait les bienfaits et l’importance de développement et de la promotion des langues africaines.

Hymne national du Mali en Bambara

Même ceux qui ne comprenaient pas bambara, notamment nos amis étrangers qui étaient parmi nous, savaient que ce qui est en train d’être chanté par les braves femmes de la Coordination des Associations Féminines du Mali (La CAFO) et qui fait vibrer les fibres du cœur humain  de par son rythme, était bel et bien l’hymne national du Mali en Bambara. Pas seulement en Bambara, mais l’hymne du Mali est écrit et chanté en plusieurs langues du pays et appris aux enfants dans les écoles par Région et par aire linguistique. (A voir ici le texte en Bambara.)

Cette femme alphabétisée ne se laisse pas être trompée par ce soninké au gros sac dans les  activités économiques.

Dans cette présentation en bambara par la troupe  Gnogolon, une troupe renommée au Mali dont vous voyez la vidéo, ce soninké à grand sac tente de tromper cette femme sur une somme lors d’un achat. Il dit avoir oublié 30.000 F CFA avec la femme sur la somme normale versée. Mais, cette dernière, sachant lire, écrire et calculer en bambara, ne se laisse pas faire. Elle dit tout de suite au Monsieur  qu’elle a écrit tous les achats que ce dernier a effectué avec elle et finit par avoir raison sur lui. Il pensait avoir une proie facile. Surpris, le Monsieur lui demande comment il arrive à calculer correctement comme ça et à la femme de lui répondre qu’elle a suivi des cours d’alphabétisation. Regarder la vidéo en bambara.

Apprendre une autre langue nationale en plus de sa langue maternelle est un facteur de paix et de la compréhension au sein du foyer et de la cohésion sociale.

Dans cette troisième vidéo, la troupe Gnogolon retrace les difficultés qui peuvent surgir au sein d’une famille quand les membres sont réunis par le lien de mariage, mais ne parlent pas les mêmes langues. Ici, la scène est autour d’une femme bambara, la nièce du Monsieur en boubou. Elle est mariée au fils de cette femme sonrai. Le mari est parti à l’aventure. Sa femme et sa mère vivent ensemble dans la famille. La belle-fille ne sachant pas parler sonrai, elle a des difficultés d’échanger avec sa belle-mère. Cela a amené une rupture de dialogue entre les deux personnes car pour la belle-mère, sa belle fille refuse de lui parler. Les parents de la fille sont informés. Ainsi, ce jeune homme sert d’interprète entre l’oncle de la fille et la mère du garçon pour voir les choses plus claire et essayer d’apporter une solution. Ils finissent par se comprendre et comme solution, la fille doit apprendre la langue sonrai, solution pour bonne cohabitation avec son mari et ses beaux-parents.

Aussi, la présentation d’un petit film dans la salle sur les citoyens maliens qui ont pu se faire une place sur le marcher de l’emploi a permis de convaincre tout le monde sur l’importance de l’alphabétisation pour faire régresser le chômage dans le pays.

Nous venons de passer une très belle matinée de cérémonie du lancement de la journée internationale de   l’alphabétisation, si j’avais une recommandation à faire, ce serait de demander aux autorités compétentes de notre pays et aux partenaires au développement, de penser pendre en compte nos langues dans le domaine des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Si Internet devient incontournable dans tous les domaines de la vie, elles constituent incontestablement aujourd’hui, un outil précieux pour le développement et la promotion des langues africaines. Nous vivons aujourd’hui dans un monde globalisé où toutes les langues ont leurs places comme véhicules de l’identité culturelle et le témoin de l’originalité. Plus de frontière entre les continents ainsi qu’entre les langues grâce à Internet. De même, les nôtres ne doivent plus seulement servir de l’oralité, mais d’outils de travail pour tout le monde et cela, avec les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Si nos pays africains sont appelés auparavant les pays sous-développés, aujourd’hui, les pays en développement, nos langues sont également appelées aujourd’hui en ligne et partout dans les conférences, les langues sous-développées et bientôt aussi, les langues en développement ! Vont-elles rester longtemps avec celle appellation? Oui, si nous continuons à nous battre nuit et jour pour le développement et la promotion de ces langues sans les prendre en compte dans le domaine des TIC parce que leurs impacts positifs dans le développement sociopolitique et économique resteront inconnus à travers le monde!

Les matériels ne manquent pas, les ressources humaines ne manquent pas, il suffit juste d’une volonté politique forte et engagée pour que nos langues poussent et se développent pour servir au mieux, les citoyens du monde.

Il n’y a plus de doute que nous poussions bien travailler sur Internet avec des claviers et logiciels développés  pour nos langues  comme par exemple par  SIL Mali.

J’ai tout le plaisir d’animer mon blog en bambara comme je veux sans aucune difficulté de faire la saisie de mes textes dans cette langue.

Voici un exemple de phrase en Bambara sur Facebook:

un exemple de phrase en Bambara sur Facebook

un exemple de phrase en Bambara sur Facebook

Traduction: Hollande a rendu hommage aux soldats français et tchadiens tombé sur le champ de bataille au #Mali

Voici également un exemple de phrase en bambara sur twitter:

Un exemple de tweet en Bambara

Un exemple de tweet en Bambara

Traduction: S’il plait à Dieu, nos langues laisseront une trace un jour.

Il existe également des dictionnaires dans plusieurs de nos langues africaines comme ici en Français-Bambara, en Français-Wolof-Bambara

Capture.PNG3Des initiatives nobles et nécessaires naissent et grandissent en faveur de nos langues en ligne. Ainsi, grâce aux efforts de  Jean Jacques Meric, un Français qui lutte beaucoup pour la valorisation de nos langues, va bientôt finir avec la conception d’un vérificateur d’orthographe en Bambara pour libre Office.

Scrabble en bambara bientôt disponible

Scrabble en bambara bientôt disponible

Un scrabble en Bambara sera également bientôt disponible toujours  grâce aux efforts de jean Jacques Meric . Cela permettra non seulement de découvrir plus de mots, de lutter contre la disparition des mots, des noms et expressions, mais ce sera également un outils d’apprentissage par jeu par les enfants et même par tout le monde.  (une première mondiale… à mon avis).

Une autre bonne nouvelle, c’est bientôt l’existence de kiwix (l’encyclopédie mondiale numérique, wikipédia consultable hors ligne) en Bambara pour ordinateur et pour androide sur téléphone. Nous devons encourager, féliciter et soutenir toutes ces personnes qui travaillent sur nos langues d’une manière volontaire dont la plupart ne sont pas d’ailleurs africains.

Pourquoi la grenouille n’a pas de queue?


En Afrique, les contes servent de loisir mais aussi à préparer et à conscientiser les jeunes pour des futures situations auxquelles ils seront confrontés au cours de la vie. Ce conte sert de leçon pour ceux qui ont toujours tendance à tout « remettre à demain » car c’est pour cela que la grenouille n’a pas eu de queue.

Au début, tous les animaux étaient sans queue. Fatigués par les moustiques et d’autres petits insectes qui les piquaient, tous les animaux, au cours d’une réunion, ont décidé de faire appel à un forgeron qui va leur fabriquer à tous une queue.

Le forgeron et venu prendre place chez la grenouille et les animaux ont été convoqués pour le lendemain. Le matin, le forgeron a décidé de commencer par faire la queue de la grenouille, son logeur. Ce dernier lui dit de continuer avec les autres animaux et que pour lui, ce n’est pas pressé parce que le forgeron loge déjà chez lui. Quand il finira avec tous les animaux, il pourra faire pour elle, la grenouille.
Le forgeron a fait un mois, du matin au soir, il fabrique la queue pour les animaux. Chaque matin, il invite la grenouille à s’approcher pour faire sa queue, mais ce dernier a toujours remis le rendez-vous au lendemain. Le dernier jour, tous les animaux ont eu leurs queues sauf la grenouille dont le cas est laissé pour le lendemain matin. La nuit, la grenouille et le forgeron ont mangé et ont bien causé. A une heure avancée de la nuit, ils se sont couchés en programmant de faire la queue de la grenouille très tôt le matin. Au réveil, la grenouille a trouvé que le forgeron est mort et elle est restée sans queue.
Voici la raison qui a fait que la grenouille n’a pas de queue. Quand on veut et peut faire quelque chose, faisons la tout de suite car on ne sait pas ce qui va se passer dans l’avenir.

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