Journée Internationale de la Langue Maternelle: allocution de Madame la Directrice de l’Académie Malienne des Langues

DSCN4984Madame le Ministre de l’Education Nationale,

Messieurs et Mesdames les membres du Gouvernement ici présents,

Messieurs les anciens Ministres ici présents,

Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Académie Africaine des Langues

Monsieur le Représentant Résident de l’Unesco à Bamako,

Monsieur l’Administrateur Général de la Fondation KARANTA,

Monsieur le Gouverneur de la Région de Koulikoro,

Mesdames et Messieurs les membres Cabinet du Département de l’Education Nationale

Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Malienne pour l’Unesco,

Monsieur le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Kati,

Monsieur le Maire de la Commune de Siby,

Honorables invités,

Chers participants, sympathisants des langues nationales,

C’est un réel plaisir pour moi de vous souhaiter, au nom de tous mes collaborateurs, la bienvenue à cette cérémonie qui célèbre la Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Comme vous le savez déjà, la 30ème session de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la culture (Unesco) a dédié le 21 février à la langue maternelle. Cette dédicace est signe d’attachement après une prise de conscience du rôle que jouent les langues maternelles dans tout processus de développement durable.

Malgré vos agendas que je sais chargés, vous êtes venus nous porter témoignage de votre intérêt. Soyez-en remerciés.

Honorables invités, chers amis des langues,

Au plan international, cette année, l’Unesco a choisi comme thème de la journée : « Langues locales pour la citoyenneté mondiale : zoom sur la science. »

Le thème jure de lever le défi de la compatibilité entre le vocabulaire scientifique – complexe, variant, divers, étendu – et le vocabulaire qu’il y a dans nos langues locales. Les spécialistes le savent, celles-ci traduisent allègrement la médecine, la physique, la mathématique supérieure, l’informatique, la sociologie, le droit, que sais-je ! Autant que le français, l’anglais, l’allemand, l’arabe,  le chinois, le russe ou l’espagnol, nos langues locales sont aptes à lever tous les défis que leur lanceraient les experts en savoirs traditionnels ou en savoirs modernes.

Au niveau national, l’Académie traitera le thème suivant : « Investissement dans nos langues maternelles : facteur de développement endogène durable ». Plusieurs raisons soutiennent ce choix. Parmi les plus percutantes, retenons quelques-unes :

  • La langue maternelle est un outil pédagogique certain. Si l’éducation prime le développement, la langue, en particulier la sienne propre, prime l’éducation. Elle facilite et encourage l’acquisition du savoir. Enseignez dans le médium de l’apprenant. Parlez-lui en bamanankan, en fulfuldé, en soŋay, en dͻgͻsͻ, en tamashayt, en syenara, en mamara, en bomou, en bozo, en xansongaxanŋo, en maningakan, en soninke. Parlez-lui brassant sa culture avec les cultures nationales et internationales : très vite, vous construisez un homme éclairé, un homme enraciné dans sa culture, un homme de demain, un homme prompt à se prendre en charge et à développer sa localité et sa nation.
  • La langue maternelle est un moyen d’intégration sociale et d’instauration de la paix. Partagez la même langue ou les langues d’un même terroir ; vous partagerez les mêmes cultures. Et partageant les mêmes cultures, vous cultiverez, sans doute, tout l’humain : l’amour de l’autre, le respect mutuel, la solidarité, la tolérance.
  • La langue maternelle est un instrument de développement social et économique. Traduisez tous les outils de développement dans les langues locales. Tenez vos colloques, vos conférences, vos débats dans les langues locales. Instruisez les collectivités locales avec les langues locales. Le chemin du planificateur de développement croisera, j’en suis sûre, celui du technicien : le paysan, l’artisan, l’ouvrier, l’enseignant…
  • La langue est un puissant facteur d’unité nationale. Comme à la Tour de Babel, ceux qui parlent la même langue ou ceux qui parlent les langues du même milieu appartiennent à la même nation. Forcément, ils bâtiront un destin commun.

Honorables invités, chers défenseurs des langues nationales,

Le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ! Il faut investir dans les langues nationales. Non pas que l’Etat et les partenaires financiers ne s’y soient pas investis. Nous saluons le sacrifice consenti par la nation. Mais c’est parce qu’une langue, maternelle, porte le gage du développement endogène. Le type de développement qu’elle induit s’inscrit dans la permanence. Il s’inscrit dans la constance. Il est un combat éternel. Et comme tel, il va au-delà des volontés, même pieuses. Il se situe au-delà des discours, politiques ou non. Il interpelle et impose l’action. Il s’attaque à toutes adversités susceptibles d’enrayer ou de ralentir sa victoire.

Honorables invités, chers compagnons de lutte pour les langues,

Pour les efforts passés et à venir, je remercie vivement l’Etat malien, tous les partenaires techniques, tous les bailleurs de fonds qui nous ont soutenus dans nos combats quotidiens.

J’adresserai un merci spécial à l’Unesco pour avoir institué cette journée, Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Je souhaite plein succès à chaque activité que nous avons programmée à l’occasion de cette célébration. Que chaque participant tire le maximum d’intérêt des différentes interventions à l’ordre du jour. Que chacun de vous rentre de cette journée encore plus armé à défendre nos langues maternelles.

  Que Dieu bénisse le Mali.

                                                                                                    Je vous remercie.

 

Publicités

Journée de la langue maternelle: discours de madame le ministre de l’Education Nationale

???????????????????????????????– Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement;

– Messieurs les anciens Ministres ici présents;

-Monsieur le Gouverneur de la Région de Koulikoro ;

– Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’Académie Africaine des Langues ;

– Monsieur le Représentant Résident de l’UNESCO au Mali ;

– Monsieur l’Administrateur Général de la Fondation KARANTA ;

– Mesdames, Messieurs les membres du Cabinet, les Directeurs des Services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Education Nationale ;

– Monsieur le Secrétaire Général de la Commission Nationale Malienne pour l’UNESCO ;

– Mesdames, Messieurs les opérateurs et acteurs de l’Education Non Formelle ;

– Monsieur le Préfet du Cercle de Kati ;

– Monsieur le Maire de la Commune Rurale de Siby ;

– Monsieur le Chef de village de Siby ;

– Chers collègues enseignants ; Chers élèves ;

– Chères populations du mandé ;

– Mesdames et Messieurs, chers invités, en vos grades et qualités ;

C’est pour moi un réel plaisir d’être parmi vous ici à Siby, dans la belle cité du mandé, univers de civilisations et de valeurs séculaires. Nous sommes au pays de Kamadjan Kulu et de l’arche de Kamadjan, à quelques kilomètres seulement de la vieille cité de Kangaba, berceau de la légendaire charte du Kurukanfuga. Il convient de rappeler que la ville de Kangaba a été, en 1236, le cadre politique de l’adoption de ce monumental document qui a pacifié le Mandé après l’historique bataille de Kirina. Certes, nous sommes loin de cette époque. Mais les contextes sont semblables et les besoins de pacification sociale sont identiques. Hier comme aujourd’hui, les langues maternelles ont été, sont, et demeurent l’outil principal du dialogue social citoyen. La quête citoyenne de la paix est une préoccupation permanente pour les maliennes et les maliens.

– Mesdames et Messieurs,

Cette année, pour commémorer la Journée de la Langue Maternelle, la communauté internationale a retenu le thème « Langues locales pour la citoyenneté mondiale – zoom sur la science ». Au plan national, nous avons retenu le thème ‘’Investir dans les langues maternelles – facteurs de développement endogène durable’’.

Comme vous le constatez, les deux thèmes ont en commun les concepts de sciences et de développement avec un focus sur  les langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Ce matin, je voudrais partager avec vous, dans cette atmosphère festive, la vision du Président de la République, son excellence Ibrahim Boubacar KEITA pour qui, il n’y a pas de développement en dehors de nos valeurs de civilisation dont les langues maternelles sont le principal véhicule. C’est là, l’esprit et l’envergure du slogan de campagne du Président de la République, je cite : ‘’l’honneur du Mali d’abord’’. Fin de citation.

Loin d’être un simple slogan, « l’honneur du Mali d’abord »  est une vision politique citoyenne qui nous interpelle tous, par rapport au réarmement moral, psychologique et éthique par nos valeurs sociales. Cette reconquête morale ne peut se réaliser en dehors de nos langues maternelles qui constituent les dépositaires de nos valeurs sociales, de notre conscience individuelle et collective, de notre vision du monde, bref de notre civilisation.

– Mesdames et Messieurs,

Les langues maternelles occupent une place de choix dans le processus de développement de notre pays. Le Mali ne ménage aucun effort pour que nos langues nationales deviennent de véritables outils de développement social, économique, culturel et politique. Nos langues nationales sont, dis-je, les dépositaires de notre patrimoine. Hier, ce sont elles qui nous ont permis de bâtir une société équilibrée. Aujourd’hui, dans les conditions normales, ce sont elles qui devraient nous permettre d’éradiquer l’analphabétisme d’une part, et d’autre part, de briser la chaine du sous-développement. Et demain, ce seront encore elles qui nous permettront d’être au rendez-vous de la science et de la technologie.

C’est donc une évidence que de dire que toutes les opportunités de dialogue, de reconquête et de reconstruction de notre pays passent nécessairement par la valorisation de nos langues nationales.

– Mesdames et Messieurs,

Les anthropologues, les psychologues et surtout les pédagogues sont unanimes que l’utilisation des langues maternelles offre aux citoyens une meilleure chance d’accéder à la science, au développement et de renforcer l’éveil des consciences.

C’est pourquoi, très tôt, dès le lendemain de son accession à la souveraineté nationale et internationale, le Mali a adhéré au concept d’alphabétisation fonctionnelle en 1961 à la conférence d’Addis-Abeba, et en 1965 à celle de Téhéran. C’est ainsi que notre pays a participé, de 1967 à 1972, au Programme Expérimental Mondial  de l’Alphabétisation (PEMA) sous l’égide de l’UNESCO. Convaincues que les défis du développement y sont fortement attachés, les plus hautes autorités du pays ont accordé et continuent d’accorder aux langues maternelles un intérêt tout particulier.

Fort des résultats combien satisfaisants accumulés suite aux multiples expériences, depuis l’année scolaire 1978-79, notre pays a commencé une longue expérimentation des langues maliennes dans le système éducatif formel. En guise de rappel, signalons que l’expérience a d’abord commencé en bamanankan, dans les régions de Ségou (Banankoroni et Zanabougou) et de Koulikoro (Djifina et Kossa).  La qualité des résultats scolaires obtenus a motivé l’extension à d’autres langues.

– Mesdames et Messieurs,

Fidèle à ses engagements politiques et convaincu du rôle cardinal de la langue maternelle dans le processus de développement, le Mali, soucieux de l’équilibre social, a adopté un aménagement linguistique global et intégrateur. C’est dans ce cadre que la Loi n°96-049 a conféré le statut de « langue nationale » à treize 13 d’entre elles. Il s’agit du bamanankan, bomu, bozo, dͻgͻsͻ (dogon), hasanya, fulfulde, mamara (minianka), maninkakan, soninke, soŋay, syenara (sénoufo), tamasheq, xasongaxanŋo (khassonké).

Pour un développement technique et scientifique de nos langues, le Mali a mis en place, en 2012,  la Direction Nationale de l’Education Non Formelle et des Langues Nationales (DNENFLN) et l’Académie Malienne des Langues (AMALAN), nées des acquis de l’ex-Direction Nationale de l’Alphabétisation Fonctionnelle et de la Linguistique Appliquée (DNAFLA).

L’objectif recherché par la valorisation des langues maternelles est de permettre à celles-ci de contribuer vigoureusement à la lutte contre l’analphabétisme ou l’illettrisme qui sape tous les efforts de développement déployés par les plus hautes autorités à travers différents plans et programmes de développement. En  effet, les autorités de l’époque ont très tôt engagé cette lutte contre l’analphabétisme et le combat entamé continue avec succès. Mais le chemin est entaché d’embûches de tous genres et les défis à relever sont nombreux et variés. Ces défis sont entre autres d’ordre politique, de renforcement des capacités, de recherche-action et de financement. Aussi, le combat pour l’atteinte de la scolarisation universelle et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne peut être gagné que par l’utilisation accrue de nos langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Le message du thème national «investir dans nos langues maternelles – facteur de développement endogène durable » est on ne peut plus clair. Il s’agit d’accroître la part des ressources financières de l’Etat pour permettre aux langues maternelles de jouer pleinement leur mission stratégique de développement. Il s’agit aussi, pour les Collectivités Territoriales, les entreprises privées et la société civile, d’investir dans les langues maternelles en vue d’un développement général, harmonieux et endogène du pays.

Aujourd’hui, dans tous les secteurs de la vie publique on a besoin des langues maternelles pour se développer convenablement et de façon participative et responsable. Qu’il s’agisse de l’éducation nationale, de la promotion de l’enfant, de la femme et de la famille, de la santé publique, de l’assainissement, du transport en commun, du code de la route, du développement rural, de la recherche scientifique, de la décentralisation, de la justice, pour ne citer que ceux-ci, les différents acteurs de ces domaines ne sauraient, au jour d’aujourd’hui, se passer de l’utilisation des langues maternelles.

– Mesdames et Messieurs,

Je ne saurai terminer mes propos sans adresser mes vifs remerciements à toutes celles et tous ceux qui œuvrent  inlassablement pour la promotion des langues maternelles. Je voudrais remercier particulièrement les Partenaires Techniques et Financiers qui investissent dans la promotion de nos langues nationales. Car, il n’y a rien de plus noble que de se sacrifier pour nos langues, socle de notre identité culturelle.

Qu’il me soit permis également, d’adresser un hommage mérité à nos aînés qui se sont battus et continuent de se battre pour la question de nos langues.

Je n’oublie pas les nombreux chercheurs et enseignants grâce à qui nos langues sont devenues matière et médium d’enseignement dans les écoles. Je tiens à les encourager chaleureusement pour le service rendu à la nation.

C’est sur cette note d’espoir que déclare officiellement lancées les activités commémoratives de la Journée Internationale de la Langue Maternelle.

Vive la Journée Internationale de la Langue Maternelle !

Vivent les langues maternelles du Mali !

Je vous remercie de votre aimable attention !

Afripédia, Wikipedia for Africa

  A teacher using Afripédia in Koulikoro in Mali


A teacher using Afripédia in Koulikoro in Mali

Afripedia (French)  is Wikipedia (French) offline. Installed on a computer, tAfripedia allows to have access to the contents of Wikipedia without Internet Connection. It’s adapted to the conditions of Africa with its Internet connection challenges.

To be sure it works well and to know its advantages, I installed it on my own computer and I use it permanently. I remark that Afripedia gives me the same resultants as if I do my researches on Wikipedia online. So, I find it very useful for our schools and I decided to install it in some schools in Bamako and rural villages in Mali. It has been installed on 38 computers (26 in some schools in Bamako and 12 in some rural schools around Bamako).

In these schools, teachers find the tool very useful for them in the preparation of the lesson, in the domain of culture research and for the students to ameliorate their knowledge in different fields.

 

Afripédia continue son chemin dans les écoles rurales au Mali

Le village de Guelekoro au Mali

Le village de Guelekoro au Mali

Comme signalé au milieu de mon précédent billet sur ce sujet, l’idée d’installer Afripédia sur des machines dans les écoles est une très grande aide pédagogique pour les enseignants et les élèves.  L’installation continue dans les écoles, des formations à l’utilisation d’Afripédia sont en cours de préparation pour 20 enseignants de deux écoles à Bamako (nous souhaitons que ça réussisse) dont dix enseignants dans chacune des 2 écoles qui à leur tour, formeront leurs collègues.

Un enseignant du village expérimentant Afripédia avec @fasokan

Un enseignant du village expérimentant Afripédia avec @fasokan

D’ici la réussite de cette formation, j’ai voulu davantage  me rendre compte de l’avis d’un enseignant rural et de la manière dont Afripédia pourra l’aider dans les activités pédagogiques à la maison et en classe. C’est dans ce sens que de passage à Guelekoro, un village de la commune rurale de Ouelessebougou, j’ai passé quelques heures avec un enseignant et son Directeur dans sa classe.  Il n’avait jamais touché le clavier, mais après mes explication sur comment taper sur un ordinateur et comment faire une recherche dans la barre de recherche sur Afripédia.

voici la première recherche Monsieur l’enseignant : le squelette humain. Il a été impressionné par la

Résultat de la recherche sur le squelette humain sur Afripédia dans un village.

Résultat de la recherche sur le squelette humain sur Afripédia dans un village.

clarté des images et les détails donnés sur ses images qui correspondent à sa leçon et il dit : « cet outils, si nous l’avons à notre disposition, c’est une très grande aide pour nous. Il nous facilitera aidera beaucoup dans nos activités pédagogiques et surtout les recherches pour la préparation des

Le vélo dessiné par l'enseignant pour dispenser son cours

Le vélo dessiné par l’enseignant pour dispenser son cours

fiches pédagogiques sans lesquelles, l’enseignant ne peut jamais faire un bon travail. » Il ajoute : « l’outil pourrait mieux m’aider à faire ce dessin et à avoir plus d’idée pour dispenser ma leçon sur le vélo dont vous voyez le dessins au tableau. Oui, j’ai dessiné, j’ai bien fait la leçon, mais, il n’y a jamais trop de document pour un enseignant soucieux de donner de bons produits. Cet outil ajouté aux livres que nous avons ici, nos soucis de documentation sont terminés ! Il est comme une bibliothèque, surtout pour nous les enseignants de la brousse qui n’ont pas facilement accès à la documentation comme les enseignants de la ville. Si ce n’est pas le manque d’ordinateur ici chez nous, je dirais que cet outil nous est spécifiquement destiné. »

Arrêté à côté  de nous, mois bavard mais très intéressé,  tous les dits de l’enseignant ont été confirmés par le Directeur de l’école qui ajoute qu’il n’y a vraiment pas de doute que cet outil doit être le compagnon de l’éducation.

Ce que je regrette ; c’est que l’outil ne pouvait pas rester avec eux parce que c’est sur mon ordinateur que nous travaillions.  Oui, il n’y avait pas d’électricité, mais l’autonomie de la batterie nous a permis de faire cette démonstration, mais je souhaite que ce village ait son ordinateur doté d’Afripédia.

Afripédia, wikipédia pour l’Afrique

Une enseignante apprend l’utilisation d’Afripédia à Koulikoro.

Une enseignante apprend l’utilisation d’Afripédia à Koulikoro.

Afripédia est la version consultable hors ligne (sans connexion Internet) de Wikipedia, l’encyclopédie numérique. Installée sur un ordinateur, cette version permet d’avoir accès au contenu de wikipédia sans connexion Internet.  Elle est ainsi adaptée aux conditions de l’Afrique qui a des défis à relever en matière de connexion Internet.

Pour tester sa pertinence et être sûr de sa fonctionnalité, j’ai installé Afripédia sur mon ordinateur et je l’utilise quotidiennement. Il est devenu mon outil de recherche parce que cette version me donne les mêmes résultats que wikipédia avec connexion Internet. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de l’installer dans les écoles au Mali à cause de son importance dans les pratiques pédagogiques, culturelles et d’apprentissage. Je l’ai installé sur 38 ordinateurs dont 26 dans des écoles à Bamako et sur 12 ordinateurs dans les villages aux alentours de Bamako. Dans toutes ces écoles, les enseignants ont exprimé leur joie d’avoir eu à leur portée, cet outil qui est d’une grande opportunité en matière de documentation à l’école.